Le vin est un art et les grands crus des chefs-d’œuvre

Le vin est un art et les grands crus des chefs-d’œuvre

L’art du vin est célébré dans d’innombrables œuvres de notre patrimoine culturel. Dans l’une de ses exquises chroniques des Dîners de Lune, Gourmands et Gourmets, le poète Léon-Paul Fargue relate les délices d’un dîner parisien, arrosé de Mâcon blanc, de Mission Haut Brion et de Clicquot rosé, à la fin duquel l’un des convives, enchanté, déclama :

« C’est parfait ! C’est pour moi le comble de la réussite. Ça va très loin ! Nous frisons, dans notre domaine, Virgile, Michel-Ange et Chopin ».

Certes, Fargue n’est pas avare de facéties et revendique son goût de l’emphase, mais après tout pourquoi ne pas accorder à l’art du vin, le même rang que celui attribué aux Beaux-Arts ?

Art du vin, parce qu’il faut un grand savoir-faire

L’étymologie du mot art, dérivé du latin ars, nous rappelle que ce terme évoque d’abord l’habileté, le métier, la connaissance technique. Il s’agit avant tout de savoirs, de règles de production : la technè de la Grèce antique. En ce sens, le savoir-faire ancestral, transmis de génération en génération, qui aboutit à la production du vin peut légitimement revendiquer le statut d’art à part entière. Il diffère de la production naturelle, de laquelle sont absentes l’intention et la réflexion, et ne se limite pas à la connaissance pure qu’est la science.

Art du vin, car on touche à l’émotion pure

Au XVIIIe siècle, avec les Lumières l’acception du mot évolue. L’art n’est plus seulement un produit de l’activité humaine qui suit un certain nombre de règles, mais il se pare d’une dimension esthétique qui touche plus au sensible, à l’émotion, qu’à la technique.
S’il est encore quelques sceptiques qui doutent de la capacité d’un grand vin à procurer d’intenses sensations, nous avons quelques flacons à leur recommander. Parmi les grandes émotions qui vibrent encore en moi, je pense particulièrement à un Yquem centenaire d’une incroyable jeunesse (1916), et à ma première bouteille du Domaine de la Romanée Conti, un Echézeaux 2002 dont le flux aromatique semblait ne jamais devoir s’éteindre.

Le vin est aussi un art moderne qui ne craint pas la transgression

Avec l’art moderne puis contemporain, le rapport au beau évolue et la succession des courants est particulièrement marquée par les notions de rupture et de transgression. Et que fait cette nouvelle génération de vignerons, véritables artistes du vin, qui n’hésitent plus à sortir des appellations contrôlées, si ce n’est rompre avec des carcans archaïques et ouvrir de nouveaux horizons ?

 

Retrouvez l’art du vin dans notre réserve de grands crus à prix raisonnables.

 

 

Auteur : Aurélien Grevet

 

 

Image ©  Szasz-Fabian Jozsef Adobe Stock

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