L’éloge de la simplicité à Maison Blanche

L’éloge de la simplicité à Maison Blanche

Si Maison Blanche n’était qu’un domaine comme beaucoup d’autres du bordelais, nous pourrions nous contenter de le décrire comme une propriété d’un seul tenant, au sud-ouest de l’appellation Montagne Saint Emilion, d’une quarantaine d’hectares dont 32 dédiés à la vigne, plantés à 60 % de cabernet-franc et à 40 % de merlot, au milieu duquel trône cette belle bâtisse du XIXe siècle en pierres blanches du Poitou.

Maison Blanche, l’union d’un terroir et du travail de l’homme

Mais il émane bien plus de Maison Blanche, de cette relation forte qui unit la terre à l’homme qui la travaille, une sincérité qui ne peut que ravir l’amateur en quête d’authenticité et qui, plus personnellement, donne du sens et de la profondeur à notre métier de négociant en grands vins, à l’interface entre le vigneron et le consommateur, ou plutôt le dégustateur.

Les premières traces du domaine sous le nom de Maison Blanche remontent à 1874 dans le célèbre guide Féret. Les vignes y poussaient déjà depuis des millénaires et l’époque gallo-romaine.
C’est ainsi que se situe Nicolas Despagne, en héritier d’une longue tradition familiale qui remonte à son grand-père, Louis Rapin, et d’une histoire plus longue encore, celle de la terre qu’il occupe.

Maison Blanche revendique de nombreux labels bios et biodynamiques d’Ecocert à Demeter, en passant par Bio Cohérence. Au-delà de ces certifications, le plus passionnant est l’approche qui lie Nicolas à la nature. Rien de passéiste ni de révolutionnaire, juste du bon sens et une forme de sagesse qui fait écho aux écrits d’Épictète ou de Marc-Aurèle, cette idée d’un grand ordonnancement du monde dans lequel l’homme n’est qu’un des éléments de la nature qui doit vivre en interdépendance, dans un subtil jeu d’équilibre, avec les autres.

Maison Blanche, Montagne Saint-Émilion, vignobles. Vinoptimo

Dans les vignes ou à la cave, Maison Blanche joue la carte de la nature

Concrètement, recourir à des techniques modernes n’a de sens que lorsque la nature et la simplicité n’offrent pas d’alternatives.

Dans le vignoble de Maison Blanche, la diversité est au cœur de cette approche respectueuse de l’environnement. La biodiversité est préférée à la stricte monoculture, des haies sont replantées, des bois préservés et des ruches installées.
Une pépinière fut créée à l’issue de la vendange de 2011 afin d’éviter de ne planter que le clone d’un seul et même pied.
Les intrants chimiques sont bannis, remplacés par des traitements biodynamiques, le recours au cuivre et au soufre sont limités et réduits au minimum. Il existe même une version nature de la cuvée Maison Blanche, sans le moindre sulfitage.

A la cave du Domaine Maison Blanche, afin de ne pas perturber les équilibres naturels, les manipulations inutiles sont proscrites : pas de micro-oxygénation, d’acidification, de désacidification, ni d’autres recours à toutes ces techniques de « wine makers ». Pas non plus d’enrichissement soustractif, process dont le seul nom donne à réfléchir. Utiliser des raisins sains, cueillis à une juste maturité est la première règle et permet d’éviter bien des tracas.
Le contrôle de la température des cuves de fermentation est d’une simplicité déconcertante. La taille des cuves est d’abord limitée : 100 et 180 hectolitres. Le refroidissement se fait naturellement par le remontage des jus préalablement descendus dans une cuve jumelle, enterrée et donc plus froide. Ici pas de cuves thermorégulées contrôlées à des milliers de kilomètres de distance, le vigneron reste au contact de son vin.

Les résultats sont bluffants. Les vins de Maison Blanche sont parfaitement maîtrisés, caractérisés par une grande élégance et une belle finesse. A retrouver dans un prochain article…

 

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Auteur : Aurélien Grevet

 

 

Image © Vinoptimo

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