Est-il temps de miser sur les Bordeaux pour mieux vendre ses vins ?

Est-il temps de miser sur les Bordeaux pour mieux vendre ses vins ?

L’amateur de grands crus est souvent amené à vendre ses vins, du moins une partie d’entre eux, afin de financer l’achat de nouvelles bouteilles. La constante augmentation du prix des grands crus lui offre une belle opportunité de financer l’achat de nouvelles bouteilles. Mais sur quelles références est-il le plus judicieux de miser ?

Les prix de vente des grands bourgognes ont explosé depuis 5 ans

Cinq ans en arrière, celui qui achetait, avec l’idée de revendre ses vins, devait indéniablement opter pour les plus grands crus de Bourgogne, au premier rang desquels les vins du Domaine de la Romanée Conti. Les chiffres des ventes de grands vins sont édifiants : depuis 2011, l’indice DRC du Liv-ex a augmenté de plus de 10 %, alors que le Liv-ex 50, indice de référence des plus grands noms bordelais, s’effondrait de 40 %. En remontant à 2006, les 2 indices affichent de belles performances, mais les gains bourguignons atteignent près du double de ceux de Bordeaux (+ 285 % contre + 144 %).

Des prix soutenus par la rareté de certains vins

L’analyse a posteriori est facile, mais que penser de l’avenir ? Nous ne croyons pas aux prophéties annonçant un effondrement des cours des vins de la Romanée Conti semblable à celui qui a touché les vins de Bordeaux entre 2011 et 2016. La raison tient en un mot, la rareté. Contrairement aux premiers crus bordelais, produits entre 200 000 et 300 000 bouteilles par an, les crus de ce domaine n’excèdent jamais 16 000 bouteilles par an. Il n’existe par exemple que 2 000 bouteilles, par millésime, de Montrachet, le cru le plus rare. La production de Romanée Conti oscille de 3 000 à 6 000 bouteilles.

Des millésimes de Bordeaux à des prix de vente sous-estimés

Si nous ne croyons pas à l’effondrement des cours, nous pensons également que ces derniers suivront une croissance plus faible que lors de ces dernières années. Au contraire, nous imaginons un scénario tout autre pour les plus grands crus de Bordeaux, notamment en ce qui concerne les meilleurs millésimes. Les cotes 2005, 2009 et 2010 furent prises dans un mouvement, sans nuances, de violente correction des marchés. Le nivellement opéra par le bas, rapprochant ainsi les cours des meilleurs millésimes et des moins bons. En ce sens, il est probable que ces grands vins de Bordeaux s’apprécient au cours des mois ou années à venir.

Vinoptimo fait une offre en toute confidentialité à l’amateur qui doit vendre ses vins.

Auteur : Aurélien Grevet

 

Image © tuk69tuk – fotolia.com

0 Avis

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*