Vieux millésimes : les bonnes affaires du marché des grands crus

Vieux millésimes : les bonnes affaires du marché des grands crus

Les vieux millésimes offrent d’excellentes affaires dans le marché des grands crus, et de plus en plus. S’intéresser aux vins âgés de quelques décennies semble particulièrement approprié au moment de l’année où revient sur le devant de la scène l’éternel débat autour des prix de sortie des primeurs de Bordeaux.

Un vieux millésime de grand cru, c’est au moins 10 à 15 ans de cave

Nous l’évoquions dans un autre article, les grands crus exigent un minimum de 5 à 7 ans de cave avant d’atteindre les prémices de leur maturité. Pour les plus grands crus, ce délai de vieillissement est au moins doublé ou triplé, surtout si l’on recherche le plein apogée de ces vins d’exception. Or, ces dernières années, on constate une augmentation vertigineuse des prix de sortie du vin des plus prestigieux châteaux et domaines. Pourtant ces crus, il faudra les oublier une décennie en cave avant qu’ils ne se révèlent pleinement.

De vieux millésimes Mouton Rothschild moins chers qu’une bouteille en primeur

Prenons l’exemple de Mouton Rothschild, représentatif des plus grands vins de Bordeaux.
Le 2015 qui arrive actuellement en bouteille sur le marché a été commercialisé en première tranche, prix le plus bas lors de la campagne de primeurs, à 385 euros au printemps 2016. Les échanges s’effectuent aux alentours de 415-420 euros, soit une hausse inférieure à 10 % en contrepartie de 2 ans de trésorerie bloquée.
Le millésime 2016 est sorti plus cher encore que le 2015, à 420 euros par bouteille.
Dans le même temps, les vieux millésimes des années 1980, en plein apogée, se trouvent entre 300 et 375 euros, à l’exception de 1982 et 1986 qui sont bien plus chers. Une dégustation très récente d’un sublime Mouton Rothschild 1989 nous le confirme.

Les vieux millésimes : un sublime plaisir accessible

À présent, le marché propose à des prix voisins, cette alternative étrange entre, d’un côté, des vins dont on peut profiter immédiatement, voire garder plusieurs années, et de l’autre côté, des vins à oublier au moins 10 ans.
Il est évidemment possible d’anticiper la hausse à venir des millésimes 2015 et 2016, considérés à juste titre comme deux très grandes années, dont le destin suivra ceux de 1982 et 1986, mais en se limitant au rapport actuel prix-plaisir, les vieux millésimes affichent un avantage incontestable.

 

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Auteur : Aurélien Grevet

 

Image ©  MAURO Adobe Stock

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