Note de dégustation des vins, à qui se fier ?

Note de dégustation des vins, à qui se fier ?

Dans le moment si attendu d’attribution de la note des vins, on peut regretter l’époque du faiseur de rois, Robert Parker, qui adoubait les grands crus de ses 100 points. Depuis son retrait progressif débuté en 2012 et achevé en 2016, sa présence manque au monde du vin.

Note des vins : les gourous se multiplient

Désormais, une petite dizaine de voix comptent, inégalement selon les pays. De Neal Martin et Antonio Galloni, premiers élèves du gourou californien, à Lisa Perotti-Brown, qui les a remplacés comme rédactrice en chef du Wine Advocate créé par Parker, en passant par James Suckling, James Molesworth du Wine Spectator, ou encore Jeb Dunnuck et Jancis Robinson. Et la liste n’est pas exhaustive. La voix de Jeannie Cho Lee est par exemple plus écoutée en Asie. L’amateur de grands crus doit désormais beaucoup lire !
Loin de nous l’idée de déplorer une pluralité des points de vue et des sensibilités, mais force est de reconnaître que le marché a perdu en lisibilité. D’autant que la publication des notes de dégustation des Bordeaux est dorénavant étalée sur plusieurs mois, à partir de mi-janvier, marquant un tournant dans le fonctionnement du marché des grands crus.

Note des vins : un 100 points ne suffit plus

Dans les récentes notes de dégustation des Bordeaux 2016 en bouteille, Jeb Dunnuck fut le plus généreux, attribuant 11 scores parfaits. Mais, un 100 n’a pas d’impact automatique sur le cours. Les grands crus qui en tirent réellement parti sont ceux qui cumulent les 100 points. En 2016, la palme revient à Mouton Rothschild qui en revendique 5 (Dunnuck, Galloni, Suckling, Martin et Perotti-Brown).

Note des vins : ce n’est pas réservé aux maîtres à penser

Cette situation est l’occasion idéale pour les négociants en grands crus de jouer pleinement leur rôle de prescripteur et pas seulement de simple vendeur. La lecture de ces critiques aux compétences incontestables est évidemment un plus, mais rien ne remplace une expérience commune afin de transmettre au-delà des notes des vins, de l’émotion. Pour cela, il nous faut ouvrir quelques bouteilles, dont certaines fameuses, et organiser de belles tablées. Récemment encore, un vigneron nous relatait l’un de ces dîners dans lequel de célèbres critiques avaient délaissé les grands crus qu’ils avaient pourtant les mieux notés pour se régaler de cuvées plus confidentielles et plus modestes.

 

Vinoptimo, négociant international en grands vins, vous conseille pour vos achats ou reventes de grands crus.

 

 

Auteur : Aurélien Grevet

 

 

Image ©  Adobe Stock

0 Avis

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*