Vin argentin, les conquistadors à la recherche de nouveaux territoires

Vin argentin, les conquistadors à la recherche de nouveaux territoires

L’Histoire du vin argentin débute au XVIe siècle avec l’arrivée des conquistadors espagnols venus du Pérou et du Chili. Les missionnaires qui les accompagnaient, demandeurs de vin pour célébrer les messes, favorisèrent la création des premiers vignobles, au pied des Andes, dans l’actuelle région de Mendoza.

Les vins argentins utilisent des cépages européens

Les cépages locaux, des familles vitis labrusca et vitis rupestris, furent d’abord utilisés, mais l’âpreté des vins produits, incita très vite les moines franciscains à rapporter des cépages de souche européenne, vitis vinifera.
Le vignoble argentin connut un important mouvement de modernisation à la fin du XIXe siècle, grâce notamment à la création de la ligne de chemin de fer Buenos Aires-Mendoza, et aux vagues d’immigration successives italiennes, françaises et espagnoles qui implantèrent leurs cépages nationaux dont le Malbec, le Cabernet Sauvignon, le Bonarda, la Syrah, le Sangiovese ou encore le Tempranillo pour ne citer que les rouges.

Moins de vignobles en Argentine, mais plus de qualité des vins

Les surfaces cultivées de vigne ne cessèrent de croître pour dépasser, en 1980, plus de 320 000 hectares. Aujourd’hui, les vignes ne recouvrent qu’un peu plus de 220 000 hectares. Cette diminution s’explique par une augmentation des rendements, mais aussi par la baisse de la consommation de vin. La consommation de vins argentins est principalement nationale (90 %). Or, à l’image de la tendance mondiale, le volume de vin consommé en Argentine a très fortement chuté, passant en quelques années de 90 litres par an et par habitant en 1980, à un peu plus de 30 litres aujourd’hui.
En revanche, les exportations, favorisées par une amélioration qualitative, croissent continuellement, passant de 220 000 hectolitres en 1980, à 1 970 000 hl en 1997, pour osciller entre 3 656 000 hl et 2 625 000 hl par an depuis 2010.

Le vin argentin bénéficie d’une haute qualité biologique

Cette appétence accrue du marché international pour les vins argentins s’explique à la fois par des prix compétitifs et par un atout majeur : leur haute qualité biologique. Le très bel ensoleillement du vignoble (plus de 300 jours par an), combiné à une implantation des vignes en altitude, comprise entre 800 et 1 700 mètres voire plus de 2 500 mètres pour quelques cas particuliers, permet au raisin de mûrir, naturellement, dans les meilleures conditions possibles : soleil la journée et nuits fraîches qui préservent l’acidité et les arômes des fruits. Le recours aux adjuvants chimiques y est très limité.

La région de Mendoza produit la grande majorité des vins argentins et concentre les bodegas les plus réputées parmi lesquelles nous pouvons citer Bodega Catena Zapata, Terrazas de los Andes qui s’est associé avec Cheval Blanc pour créer le mythique Cheval des Andes. Mendoza est au cœur de ce vignoble qui s’étend le long de la cordillère des Andes sur plus de 2 000 km de Salta au Nord à la Patagonie au Sud.

 

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Auteur : Aurélien Grevet

 

 

Image ©  somartin Adobe Stock

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