Cote des vins par année, attention à ne pas être simpliste

Cote des vins par année, attention à ne pas être simpliste

Établir une cote des vins par année est tentant, le millésime étant un élément central de la cotation d’un vin. Si ce type de nomenclature peut donner quelques grandes tendances utiles pour les vins courants, il est essentiel d’être nuancé et précis, surtout pour les grands crus.

Cote des vins par région

Certaines années sont indéniablement d’une qualité générale excellente. Depuis le nouveau millénaire, ce fut le cas en 2005, 2009, 2010 et 2015. Cependant, les conditions climatiques qui sont le facteur essentiel de réussite d’un millésime ne sont pas toujours homogènes sur l’ensemble du vignoble. Ainsi, 1999 ne jouit pas d’un prestige extraordinaire à Bordeaux, alors qu’en Bourgogne et dans la Vallée du Rhône, les vins qui en sont issus sont particulièrement prisés. De même, 2007 a trop souvent mauvaise réputation alors que les grands crus rhodaniens de cette année sont excellents. Le Châteauneuf-du-Pape Hommage à Jacques Perrin de Beaucastel fut même auréolé du fameux 100/100 de Robert Parker. Dernière illustration de ces différences entre régions de production, 1991 est plus que décrié à Bordeaux où Petrus n’a pas commercialisé de vin, alors que les amateurs s’arrachent les cuvées bourguignonnes du Domaine de la Romanée Conti de ce millésime.

Cote des vins par couleur et par vignoble

Les variations de la cote annuelle des vins sont parfois plus pointues encore.
Au sein d’une même région, vins blancs et rouges n’ont pas des cotes égales dans un même millésime. Reprenons l’exemple de 2007 très peu considéré pour ses rouges à Bordeaux, qui offre néanmoins de très grands blancs, notamment les liquoreux comme Yquem.
D’importants écarts de cotes existent même parmi les vins d’une même couleur et d’un même millésime. 1986 a été unanimement saluée comme une grande année pour les rouges de Bordeaux. Malgré ce contexte favorable, Petrus 1986 n’est pas considéré comme une réussite de la propriété. En l’occurrence, Robert Parker reproche à Jean Pierre Moueix et Jean-Claude Berrouet d’avoir récolté trop tôt cette année-là, créant ainsi un vin trop austère et trop marqué par les notes herbacées. Une telle appréciation du gourou américain influe évidemment défavorablement la cote de ce vin. A contrario, Haut Brion 1993 et 1994 sont deux belles réussites dans des millésimes difficiles à Bordeaux.

Estimer la juste cote d’un vin exige une grande précision.
N’hésitez pas à nous contacter afin d’obtenir une cotation exacte et rigoureuse des grands crus que vous souhaiteriez vendre.

 

Auteur : Aurélien Grevet

 

 

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